Oscaro.com : encore un N°1 mondial à Cergy !

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En investissant dans la maîtrise de sa relation-client et de sa supply chain, le site de vente en ligne de pièces détachées automobiles est devenu, en 15 ans, un champion tricolore du e-commerce mondial. Signe de cette croissance soutenue, la société, fondée en 2001 par Pierre-Noël Luiggi, vient d’ouvrir une nouvelle plate-forme logistique dans le Val d’Oise, à Cergy.

osaco hangar-maxresdefault (1)Depuis le 1er janvier 2016, Oscaro.com dispose de 22 000 m² dans le parc d’activités de l’Horloge à Cergy (95). L’entreprise de commerce électronique y a installé son second centre logistique pour l’Europe, qui va accompagner sa croissance. « 80 personnes ont été recrutées pour la plate-forme de Cergy, précise Jean-Michel Guarneri, directeur général d’Oscaro. 170 personnes devraient les rejoindre d’ici la fin de l’année ». « L’outil logistique est un élément-clé pour réussir dans le e-commerce, d’autant plus avec le développement du multi-canal » explique ce spécialiste de la supply chain, qui a collaboré à bon nombre d’entreprises françaises de vente en ligne. Au total, 400 personnes assurent la logistique d’Oscaro.com, qui s’appuie déjà sur une plate-forme à Gennevilliers (92), et expédient pas moins de 20 000 commandes par jour !

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Avec ses compétences en matière d’ingénierie et d’automatisation logistiques, le nouveau directeur général d’Oscaro a rejoint une entreprise devenue, en 15 ans, une référence mondiale sur le marché de la pièce automobile. Pierre-Noël Luiggi, un entrepreneur qui se qualifie lui-même de « geek », a donné naissance à Oscaro en 2001 et voulait au départ surtout aider les bricoleurs à trouver les pièces et les données techniques, à l’époque inaccessibles au public.
L’entreprise connaît une croissance à deux chiffres depuis sa création, a réalisé 300 millions de chiffre d’affaires en 2015 et génère 800 emplois directs. Ce qui ne fait pas plaisir à tout le monde, en particulier aux constructeurs automobiles. Mais Pierre-Noël Luiggi, à l’inébranlable force de conviction, a gagné un procès contre Bosch et obtenu deux non-lieux face à Renault et Peugeot. Et si PSA a souhaité racheter Mister-Auto, autre pure player de la vente de pièces détachées et principal concurrent de Oscaro, présent dans 25 pays avec un CA de 100 M€, il doit bien y avoir une raison.

« Plus d’un milliard d’euros de pouvoir d’achat rendus aux consommateurs »

Pour Oscaro, l’aventure a réellement pris son envol en 2002 avec la libéralisation du marché de la pièce automobile. Jusqu’à cette date, seuls les constructeurs automobiles vendaient des pièces dites « d’origine », qu’ils réservaient à leurs réseaux. Un règlement de la Commission européenne a ouvert l’utilisation de la mention « pièce d’origine » aux équipementiers qui les fabriquent et qui fournissent en première monte les constructeurs. Oscaro peut alors se rapprocher de ces derniers et bousculer le marché en vendant ces mêmes pièces à leur juste prix. « Alors que le rapport entre le prix de production et le prix de vente est de 10 à 20 chez les constructeurs, Oscaro fait baisser les prix des pièces d’origine de 40 à 60 % » explique
J.-M. Guarneri. Dans cette optique de réduire toujours plus la facture, Oscaro.com est devenu actionnaire en 2015 du premier groupement d’achat européen de rechange et accessoires automobiles, Temot International, qui pèse 10 milliards d’achat annuels.

Pour Oscaro, le second facteur de succès réside dans « l’exhaustivité et la fiabilité » de son catalogue. « La complexité de notre métier réside avant tout dans la grande variété de modèles de voitures, et donc de pièces automobiles à référencer, explique J.-M. Guarneri. Notre catalogue de 650 000 pièces et notre capacité à fournir la bonne pièce pour la bonne voiture, livrée au bon moment, est une vraie force pour les clients. ». Oscaro a également investi dans un centre d’appels (à Gennevilliers) qui emploie 150 personnes. « Notre support technique expert, composé de collaborateurs qui ont tous une formation de garagiste, offre un service client essentiel pour la confiance dans le e-commerce » ajoute Jean-Michel Guarneri.
Cette gestion de la relation-client ne serait rien sans la maîtrise des flux logistiques pour une entreprise qui entend livrer ses clients entre 24 et 48 heures. « La grande force d’Oscaro est d’être une entreprise très technologique, connectée en temps réel à ses partenaires et au stock de 150 fournisseurs européens, explique J.-M. Guarneri.Nous avons zéro pièce en stock et sommes livrés jusqu’à 6 fois par jour par nos fournisseurs avec, comme objectif, de préparer des colis en flux tendus. »

Pour Oscaro, l’horizon est logiquement européen. « Nous sommes déjà en Espagne, au Portugal et en Belgique, des pays où notre croissance est forte, raconte M. Guarneri. Dans les deux ans qui viennent, nous devrions être présents dans la plupart des pays européens. » La société a également ouvert un laboratoire technologique aux Etats Unis, le pays du e-commerce par excellence, « Pour le moment, il s’agit surtout d’observer le marché et d’en profiter pour importer des technologies ». Sans oublier de continuer à grignoter, en France, des parts de marché aux constructeurs automobiles avec ce modèle du « do-it-yourself » qui séduit un public toujours plus large.

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Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

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