VIVATECH au secours de notre santé

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On trouve tout à Vivatech… même un robot WINKY qui apprend aux enfants (de 5 à 12 ans) la programmation de l’IA ! Mais cette année, place au Feel Good et aux innovations qui comblent nos déficits sociétaux… sur la vie des handicapés par exemple.

A Vivatech, « Demain se prépare aujourd’hui ! » annonce ce salon qui, pour sa 4ᵉ édition, a réservé une place particulière au « tech for good » c’est-à-dire toutes les initiatives mises en place pour « rendre le monde meilleur grâce à la technologie ». Et l’on cite clairement l’intégration des handicapés et des seniors dans la vie de l’entreprise et l’utilisation de l’IA au service de l’homme et non à son détriment… Vœu pieux sans doute dans le monde du travail où la rentabilité est plus que jamais de mise…

Il n’empêche que des initiatives de plus en plus nombreuses sont prises dans le domaine de l’e-santé. En témoigne un rapport commandé par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) remis le 14 mai au ministre de la Santé qui préconise des outils ingénieux anti-addiction tels des applis d’évaluation du niveau d’addiction, d’accès à des forums en ligne ou d’appels avec « boutons panique », de consultation de psy à distance… autant de « systèmes D » qui permettent à des drogués ou alcoolodépendants d’appeler au secours depuis leur smartphone dans l’anonymat le plus total… Et qui pallient le désert médical français actuel pour prendre en charge les 120 000 morts par addiction (cf. Le Parisien du 14 mai 2019).

Les start-up feel good

Les stars de Vivatech étaient donc, en cette année 2019, celles qui proposaient des innovations « feel good ».

9 000 start-ups étaient présentes, la plupart hébergées par de grands groupes. La French Tech se porte bien puisque sur les 4 premiers mois de l’année, 164 start-ups ont levé 1,4 milliard d’euros, plaçant la France au 2e rang européen. Ainsi, parmi les 38 jeunes pousses du stand La Poste – record du salon -, deux d’entre elles améliorent la qualité de vie et vont faciliter le travail en entreprise.

Cyril Kolowski, co-fondateur de Streetco, a subi un accident en 2015, à l’âge de 30 ans. Les déplacements en fauteuil roulant dans Paris font naître l’idée d’un GPS pour personnes à mobilité réduite. Une première mondiale. Le business model est de proposer ce service aux municipalités. Combien seront-elles à profiter de cette innovation ? Streetco est l’une des 37 start-up dans la catégorie #Tech4Good à l’honneur.

5ème dimension commercialise des lunettes qui permettent d’entendre très confortablement. Finis les équipements à l’oreille ! La start-up propose des montures qui incorporent de l’électronique miniaturisée. «Une innovation utile pour les ateliers de production où communiquer est un enjeu important», précisent Sophie Serrero et Aron Kapshitzer, co-fondateurs. 

Ces jeunes pousses parviendront-elles à s’introduire en bourse ? On leur souhaite surtout d’être rentables. Là est le talon d’Achille de la France qui compte encore peu de licornes (capitalisation supérieure à un milliard d’euros). L’enjeu véritable pour ces jeunes pousses est la progression du chiffre d’affaires à partir de la levée de fonds. Si les grands groupes aident les start-ups à décoller, c’est parce qu’elles recherchent une amélioration de l’expérience client. Mais ce sont les utilisateurs finaux, les consommateurs, qui décident in fine du succès d’une jeune pousse.

Espérons que la répartition territoriale des start-ups sera plus harmonieuse, pour un rééquilibrage entre les départements de l’Île-de-France. Être basé à Paris n’est pas forcément un gage de succès

streetco


Olivier Cerf

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Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

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