Valeo fait appel à l’imagination des jeunes ingénieurs

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La seconde édition du Valeo Innovation Challenge, qui offre une récompense de 100 000 € à l’équipe gagnante, a débuté il y a quelques semaines. À l’instar de plusieurs étudiants de l’ENSEA, la grande école de Cergy-Pontoise, qui relèvent le challenge cette année, le concours organisé par l’équipementier a immédiatement conquis les élèves ingénieurs passionnés d’automobile du monde entier

ENSEA à Cergy-Pontoise

ENSEA à Cergy-Pontoise

Début février, à l’heure de la clôture de la première phase de sélection du Valeo Innovation Challenge 2015, 1 325 équipes, représentant 1 037 universités réparties dans 89 pays, avaient répondu à l’appel de Valeo afin d’« imaginer l’équipement automobile qui rendra la voiture plus intelligente et plus intuitive d’ici 2030 ». Le palmarès final sera dévoilé mi-septembre, à l’occasion du salon automobile de Francfort. Cette seconde édition est incontestablement déjà un succès en termes de participation (+ 37 % par rapport à 2014) et d’internationalisation (44 nouveaux pays représentés). Une réussite pour Valeo, pour qui ce concours s’intègre dans une stratégie plus globale d’innovation, leitmotiv de l’équipementier depuis quelques années.

« Faire émerger des idées étonnantes »
Conception d‘embrayages

Conception d‘embrayages

« Notre dispositif externe en matière d’innovation était, jusque-là, tourné en priorité vers les professeurs d’université, les chercheurs et les doctorants, raconte Guillaume Devauchelle, directeur de l’innovation chez l’équipementier automobile. Avec ce challenge, nous nous adressons à une population plus jeune, passionnée d’automobile, amenée à concevoir et acheter les voitures de demain. Plutôt que des sujets de thèse, nous cherchons, avec ce concours, à faire émerger des idées neuves et étonnantes, qui stimulent notre curiosité. Par exemple, le lauréat de l’an dernier a développé une idée si surprenante [une adaptation originale du rapport de boîte entraînant une réduction de la consommation – ndlr]que nos experts étaient incapables de dire si c’était génial ou infaisable. Son projet était sûrement moins abouti que d’autres, mais la passion qui l’animait a séduit le jury. » Les centres d’intérêt des jeunes ingénieurs varient selon les pays et les continents. Ainsi, les étudiants indiens, de loin les plus représentés, s’intéressent davantage à la sécurité que leurs homologues occidentaux.

« Pour Valeo, c’est aussi le moyen de mieux se faire se connaître auprès des étudiants et de créer un vivier de recrutement pour plus tard, poursuit Guillaume Devauchelle.C’est vrai qu’on a aujourd’hui des difficultés à trouver les profils que l’on recherche. »Dans un domaine où les compétences sont rares, où le recrutement s’est internationalisé depuis longtemps, l’avenir de l’équipementier dépend aussi de sa capacité à attirer les meilleurs ingénieurs du monde entier. Outre le Valeo Innovation Challenge, l’équipementier a créé, en 2014, dans de grandes écoles françaises, deux chaires spécialisées, l’une sur les nouveaux systèmes d’éclairage (en collaboration avec PSA, Renault et Automotive Lighting Rear Lamps), l’autre sur la conduite automatisée (en partenariat avec PSA et Safran).

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Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

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