Uppersky redéfinit l’idée du luxe

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Né de l’association de deux frères en 2011, Uppersky s’est imposé dans le monde du catering de l’aviation privée grâce à un mot d’ordre : le sur-mesure.

On connaissait les frères Lazard ou les frères Tang, voici les frères Rambroul. La complémentarité entre Jean-François (école hôtelière, cuisines étoilées puis cuisinier remarqué dans le milieu du yachting) et Pierre (école de commerce avant d’aborder le monde du luxe international) a fait décoller une jeune société dont on parle beaucoup au Bourget.

« Jean-François a constaté que le catering aérien était de très mauvaise qualité à Paris et qu’il existait une place à prendre comme ambassadeur du made in France,raconte Pierre Rambroul. Il mûrit le projet pendant deux ans avant que je ne le rejoigne et qu’Uppersky Catering ne voie effectivement le jour en mars 2011. » Les deux frères, restés majoritaires, ont aussi pu compter sur le soutien financier d’amis et surtout de propriétaires de jets. Quatre ans plus tard, et bien qu’affecté par « un contexte international difficile entre le conflit en Ukraine et le virus Ebola en Afrique », leur chiffre d’affaires, en hausse continue, est « conforme à leur business plan ».

Un service sur-mesure

Dans le marché du catering à cinq opérateurs au Bourget, Uppersky s’est fait une place sur le tarmac avec un mot d’ordre : le sur-mesure. « Notre vision du luxe repose sur l’écoute-client, poursuit Pierre Rambroul. Pour nous, ce qui définit le luxe, ce n’est pas le prix, mais la valeur du service. Nous proposons donc un service sur-mesure pour répondre le plus strictement possible aux demandes de nos clients. »Outre un service de catering haut de gamme (repas et snack), Uppersky propose également une activité de conciergerie (macarons, chocolat, presse, fleurs…) qui, à la surprise de ses fondateurs, a pris de l’ampleur et représente 25 % du CA. À la question rituelle des demandes les plus extravagantes, Pierre Rambroul cite un propriétaire lui ayant demandé de livrer une machine à laver dans son Falcon. « Nous avons affaire à deux types de clientèle : une corporate, typiquement américaine, qui fait appel à nous pour un service très prédéfini, et une qui mélange business et loisirs, venue plus volontiers de Russie, du Moyen-Orient ou d’Afrique, qui a des demandes plus variées. »

Uppersky soigne donc sa relation-client en étant capable de livrer 7 jours sur 7, de 5 heures à 23 heures, malgré une activité très cyclique. L’unité de production qui a nécessité 1,5 million d’investissement est à 7 minutes de l’aéroport par la route. C’est un labyrinthe de 600 m², conforme aux normes européennes d’hygiène, comprenant notamment deux cuisines (chaude et froide) et cinq chambres froides. « Notre métier exige un savoir-faire en techniques de cuisson, de conservation et de réchauffage »explique Pierre Rambroul.

Entre cuisine et opérations, la société emploie 15 collaborateurs en CDI et prévoit d’atterrir sur un autre aéroport français courant 2015. Par ailleurs, les propositions affluent pour exporter leur savoir-faire. « Plusieurs investisseurs institutionnels nous ont contactés pour monter des partenariats », confirme son vice-président. Pour Uppersky, le bouche-à-oreille a l’air de fonctionner.

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Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

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