“Un site emblématique pour Pontoise”

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Dix ans après avoir été désignée pour accueillir le Pôle judiciaire de la Gendarmerie nationale (PJGN), Pontoise s’apprête à recevoir près de 500 nouveaux gendarmes et leurs familles. Philippe Houillon, député-maire de Pontoise, explique comment la ville prépare cette arrivée.

La lettre de l’entreprise : Quel est aujourd’hui l’état d’avancement du projet immobilier destiné à recevoir le PJGN ?
Philippe Houillon : Il y a deux sujets dans votre question. Le premier est le quartier Lange, où vont travailler 750 gendarmes au total, ceux du PJGN mais aussi ceux du Groupement de gendarmerie départementale du Val d’Oise. Sa construction est bien avancée : l’emménagement du groupement départemental a été programmé au premier trimestre 2013, celui du PJGN suit courant 2014.
Le second concerne le quartier Bossut, situé en face du quartier Lange, où doivent encore être aménagés 350 logements destinés à accueillir les gendarmes du PJGN et leur famille. Après de multiples changements de pied techniques, le ministère de la Défense a fini par vendre la parcelle qui lui appartenait sur le quartier à la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise qui, elle-même, a revendu les terrains correspondant aux logements à la société I3F, qui doit les construire et les louer à la Gendarmerie. Nous venons de signer le permis de construire : ces 350 logements devraient être habitables en septembre 2014.

La lettre de l’entreprise : Comment se passent les relations avec la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise à ce sujet ?
Philippe Houillon : La Communauté d’agglomération est propriétaire des terrains du quartier Bossut : c’est elle qui vend et, éventuellement, prépare des projets. La ville est maîtresse du droit des sols : c’est elle qui dit ce qu’on peut y faire ou ne pas y faire. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, on essaye de trouver un modus vivendi malgré notre opposition de fond (NDLR : dissension politique entre le maire PS de Cergy et le maire UMP de Pontoise) sur la question de la densité de l’habitat. Pour des questions financières en particulier, la Communauté d’agglomération souhaite une densité plus élevée que nous. Mon discours est de dire que sur une telle superficie [17 hectares], on ne construit pas pour 5 ans, mais définitivement. Par conséquent, les aspects humain et urbanistique doivent prévaloir sur l’aspect financier. J’aspire à ce que ce nouveau quartier ait un visage pontoisien.

La lettre de l’entreprise : Comment voyez-vous l’arrivée de cette nouvelle population dans votre ville ?
Philippe Houillon : A Pontoise, nous sommes très heureux d’accueillir le centre scientifique de la Gendarmerie. Compte tenu de l’excellence des professionnels qui vont s’y installer et du caractère très pointu de leurs missions, le site va devenir emblématique et avoir une notoriété nationale mais aussi internationale. Cela donne une dimension supplémentaire à la ville. Comme je l’ai indiqué à l’état-major de la Gendarmerie, il faut travailler ensemble pour recevoir cette nouvelle population dans les meilleures conditions.
Mais, concomitamment à l’arrivée des gendarmes du PJGN, Pontoise va connaître, dans un délai bref, un apport de population important. Pour vous donner un ordre d’idée, la ville compte 31 500 habitants d’après le recensement de 2009. En réalité, d’après nos propres calculs, nous sommes 34 500 en 2013 et nous devrions être 40 000 dans les 5 à 10 ans qui viennent. Le défi, de taille, sera donc de répondre à un certain nombre de besoins avant d’avoir les recettes correspondantes.

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Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

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