Thales leader du marché européen de la simulation

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A Osny (Val d’Oise), 400 collaborateurs du groupe Thales développent des moyens de simulation pour le pilotage d’hélicoptères (civils et militaires) et d’avions militaires français.

400 personnes travaillent sur le site de Thales Training & Simulation à Osny (Val d’Oise)

400 personnes travaillent sur le site de Thales Training & Simulation à Osny (Val d’Oise)

En dehors des États et de leurs armées, les grands opérateurs d’hélicoptères, souvent spécialisés dans le transport offshore, le transport médical et le sauvetage en mer ou en montagne, constituent les principaux clients civils des équipes de Thales à Osny. Que ce soit à Marignane, près de l’usine d’Airbus Helicopters, ou sur le littoral de la mer du Nord, à proximité des plates-formes pétrolières, les moyens de simulation de Thales, et en particulier sa dernière gamme de produits nommée Reality H, « proposent un environnement de synthèse extrêmement proche de la réalité du terrain, grâce à la génération de données visuelles à partir d’images satellite, » d’après Christophe Jeanney. « La simulation permet d’effectuer des missions d’entraînement à moindre coût et à moindre risque par rapport à un entraînement avec des moyens réels, explique-t-il. Simuler un arrêt de moteur d’hélicoptère reste, par exemple, très périlleux dans la réalité. » Thales est aujourd’hui leader du marché de la simulation en Europe et entend bien profiter de la croissance des besoins pour accroître sa présence sur tous les continents.

Simulateur

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« Ingénierie logicielle et traitement de l’image »

Les activités d’entraînement et de simulation de Thales, dont les équipes se partagent majoritairement entre la France (Osny) et l’Angleterre (Crawley), conçoivent et produisent des moyens de simulation pour des activités militaires (aériennes, terrestres et maritimes) ou civiles (pilotage d’hélicoptères, conduite automobile, gestion de centrales nucléaires…).
Dans ce portefeuille d’activités, le site valdoisien est chargé des produits hélicoptères (civils et militaires), avions militaires français et activités militaires terrestres (pilotage de chars, combat au sol…). « Nous vendons nos moyens de simulation soit directement à nos clients, soit indirectement en assurant nous-mêmes leur exploitation dans des centres d’entraînement, généralement installés près des clients utilisateurs, où nous proposons du « training service » » explique Christophe Jeanney, directeur des opérations pour le site d’Osny. Entre le développement et la production de ces moyens de simulation, le site d’Osny compte « 400 collaborateurs, dont 200 ingénieurs en R&D, qui sont chargés de la conception des produits » d’après M. Jeanney. «Nos métiers font surtout appel à des compétences en ingénierie logicielle, électronique, mécanique, optique et de traitement de l’image », poursuit-il.

Des simulateurs Rafale développés par Thales

Si, pour des raisons historiques, les simulateurs d’hélicoptères de Thales épousent largement la gamme de produits d’Airbus Helicopters, depuis l’hélicoptère civil léger (H135) jusqu’à l’hélicoptère militaire d’attaque (Tigre), la filiale de Thales collabore également avec d’autres constructeurs. C’est ainsi qu’elle a annoncé l’ouverture, courant 2016, à Brisbane (Australie), d’un centre d’entraînement dédié à l’AW139, l’hélicoptère-star de l’anglo-italien AgustaWestand. Chez Thales, on espère également être retenu pour développer le simulateur H160, dernier-né d’Airbus Helicopters, en cours de développement à Marignane.
Si les moyens de simulation pour les avions militaires sont du ressort du site Crawley, les équipes d’Osny conservent, technologie française oblige, ceux dédiés aux avions de combat tricolores. En France, on trouve ainsi les simulateurs Rafale développés par Thales et Sogitec, une filiale de Dassault Aviation, sur les bases militaires de Saint-Dizier (Haute-Marne, armée de l’air) et de Landivisiau (Finistère, aéronavale).

■ Paul Marie Guyon et Béatrice Monomakhoff

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Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

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