Tests et mesures Le Val d’Oise vise l’excellence

0

Avec la mise en place de COSMETOMIQUE, plate-forme d’innovation commune public/privé et l’organisation du congrès scientifique COMET, le Val d’Oise impose son expertise en matière de tests et mesures dans l’industrie cosmétique.

De g. à dr. : Dominique Lefebvre, président de la CA de Cergy-Pontoise, Marc-Antoine Jamet, président de la Cosmetic Valley et Arnaud Bazin, président du Conseil départemental du Val d’Oise

De g. à dr. : Dominique Lefebvre, président de la CA de Cergy-Pontoise, Marc-Antoine Jamet, président de la Cosmetic Valley et Arnaud Bazin, président du Conseil départemental du Val d’Oise

Dans la Cosmetic Valley, le pôle de compétitivité de la filière cosmétique tricolore, né dans l’Eure-et-Loir, qui s’inscrit dans un arc allant de l’Indre-et-Loire à la Seine-Maritime, le Val d’Oise fait des enjeux liés aux tests et mesures «son domaine d’excellence stratégique», selon les mots de Marc-Antoine Jamet, président de la Cosmetic Valley (et par ailleurs secrétaire général de LVMH). En capitalisant sur le “Réseau Mesure du Val d’Oise”, un cluster de TPE et de PME spécialisées dans le domaine de la mesure, le département 95 a développé une expertise, unanimement reconnue par toute la filière – qui emploie 5 200 personnes dans le Val d’Oise -, en matière d’évaluation et de caractérisation des actifs cosmétiques. Concrètement, il s’agit de garantir l’innocuité des produits, d’étudier leurs caractéristiques, de mesurer leurs performances, d’analyser le retour d’expérience des consommateurs…

Ces derniers mois, deux initiatives sont venues consolider cette expertise. Il s’agit d’abord de COSMETOMIQUE, plate-forme mutualisée d’innovation, qui associe chercheurs de l’enseignement supérieur, PME et start-up spécialisées, dans des « open-labs » de pointe dédiés à la mesure cosmétique. Financée à plus de 50 % par la Cosmetic Valley, subventionnée par le Conseil départemental du Val d’Oise et la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise (respectivement 40 000 € et 30 000 €), la plate-forme est hébergée par l’Université de Cergy-Pontoise. Selon ses responsables, elle devrait y bénéficier de nouveaux locaux d’ici la fin 2015.

Un enjeu stratégique pour l’industrie cosmétique

Il s’agit ensuite de l’organisation du premier COMET (Cosmetic Measurement & Testing), un congrès scientifique rassemblant chercheurs, laboratoires et industriels, qui s’est tenu au mois de juin à Cergy-Pontoise. En ouverture du COMET, Marc-Antoine Jamet a rappelé les enjeux stratégiques liés aux tests et mesures pour l’industrie cosmétique. «Ce sont d’abord des enjeux commerciaux. Il est fondamental d’avoir en France les moyens de démontrer que nos produits sont les plus sûrs et performants. C’est un avantage majeur, le pilier du made in France. Ce sont ensuite des enjeux marketing avec la possibilité de mettre des allégations sur nos étiquettes et packagings.Ce sont également des enjeux de santé pour le consommateur, et donc de confiance. Ce sont enfin des enjeux réglementaires lorsqu’on est face à la Commission Européenne ou la Food and Drug Administration américaine.»

Florence Dufour, présidente de l’EBI

Florence Dufour, présidente de l’EBI

Pilier de ce cluster départemental, et à l’initiative de ce premier COMET, l’Ecole de Biologie Industrielle (EBI) de Cergy, dirigée par Florence Dufour, incarne bien cette excellence valdoisienne en matière de tests et de mesures. Spécialisée dans la mesure sensorielle (la perception par le consommateur), le pendant de la mesure clinique (l’efficacité du produit), l’EBI, dont 25 à 30 % des élèves choisissent de travailler dans l’industrie cosmétique à la sortie, est reconnue en France comme le panel expert de référence en évaluation sensorielle des produits cosmétiques. Cette école d’ingénieurs mène, en collaboration avec les industriels du secteur, entre 30 et 40 projets de recherche par an, soit autant de témoignages attestant de l’excellence du Val d’Oise en matière de mesures et tests cosmétiques.

Partager.

Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

Poster un commentaire