Rcup : semelles connectées

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C’est grâce à des start-ups telles que Rcup qu’Atos adapte son offre commerciale à ses clients. Les start-ups l’alertent sur un « signal faible » repéré par le client tel que l’absentéisme au travail. Une solution adaptée doit être trouvée. C’est le rôle de la start-up qui résoud le problème en proposant un produit ou service… Applicable au métier du client.

Il est des start-ups qui savent choisir leurs incubateurs pour naître sous les meilleurs auspices. Rcup est de celles-ci qui a eu la bonne idée de collaborer avec Atos pour développer des semelles morphologiques intelligentes et ainsi remédier aux troubles musculosquelettiques (TMS) des opérateurs travaillant dans des environnements industriels ou du personnel médical.

« La cause n°1 des accidents du travail est liée aux ports de charge, explique Frédéric Lassara, fondateur et CEO chez Rcup. On n’en connaît pas les effets à long terme sur le corps. L’idée est de responsabiliser les personnes sur les bons gestes à faire, d’enregistrer toutes les données et de voir si leur “compte pénibilité” les autorise par exemple à soulever 15 kg d’une même portée (ndlr : un pack de 6 bouteilles d’eau fait 10 kg) et pas plus de 7 tonnes par jour  ».

Pour obtenir les données de chaque individu, Rcup a créé des semelles morphologiques, insérées dans les chaussures de sécurités, élaborées sur-mesure pour chaque opérateur. Ces semelles diminuent les contraintes sur le dos. Elles sont équipées de capteurs intégrés qui recueillent quotidiennement et anonymement de nombreuses données (charges portées par les opérateurs, déplacements dans l’usine) qui sont ensuite transmises vers une plateforme sécurisée et hébergée par Atos. Elles sont analysées par des algorithmes Machine Learning (ML).

Les algorithmes, intégrés dans une Google Cloud Platform (CGP), permettent de modéliser les facteurs de risques des troubles musculosquelettiques (TMS¹). Les résultats de ces analyses sont alors restitués aux acteurs concernés (opérateurs, managers, ressources humaines, médecine du travail) sous forme d’indicateurs intelligibles et actionnables. Ces indicateurs permettent de générer des alertes en temps réel mais aussi de mieux comprendre les causes exactes des TMS et prendre des mesures correctives adéquates.

« Notre objectif est de mettre l’Intelligence Artificielle au service du zéro accident et zéro maladies professionnelles, qui génèrent des douleurs individuelles et peuvent aller jusqu’à l’incapacité » ajoute Frédéric Lassara, fondateur et CEO chez Rcup. « Travailler avec un grand groupe tel qu’Atos nous permet de bénéficier de moyens décuplés et ainsi d’accélérer le développement de nos solutions innovantes. »

RCUP

1- Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont des lésions articulaires incurables, qui peuvent aller jusqu’à l’invalidité. Ils représentent 80 % des maladies professionnelles chez les opérateurs travaillant dans des environnements industriels. Les causes : travail répétitif, mauvaises postures, gestes inadaptés, vibrations, charges trop lourdes. L’organisme EU-OSHA évalue à 500 milliards d’euros par an les coûts liés aux accidents du travail et maladies professionnelles.


Béatrice Monomakhoff

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Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

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