Port d’Achères : le projet franchit une nouvelle étape

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C’est « le débouché maritime dont a impérativement besoin le Grand Paris » selon Nicolas Sarkozy, alors président de la République. Haropa (Ports de Paris Seine Normandie), qui conduit le projet de Port Seine-Métropole Ouest (PSMO), localisé à Achères (Yvelines), a décidé, au prin-temps, de lancer des études pour l’aménagement d’une vaste zone de 100 hectares. Antoine Berbain, directeur général délégué d’Haropa, fait le point pour La Lettre de l’Entreprise.

La lettre de l’Entreprise : Quelle est la prochaine étape à franchir pour le PSMO ?
Antoine Berbain : Nous sommes en phase de préparation de l’enquête publique, obligatoire pour déclarer l’utilité du projet et obtenir les autorisations préfectorales afin de réaliser les travaux. Le calendrier reste inchangé : le début des travaux est prévu en 2018 et une mise en service en 2020.
La lettre de l’Entreprise : Quel est le principal élément structurant autour duquel Haropa développe le projet ?
Antoine Berbain : C’est l’existence, à l’Ouest de la plaine d’Achères, d’une carrière en exploitation qui a besoin de matériaux pour être remblayée. Faute d’infrastructure fluviale, le remblaiement de cette carrière se fait aujourd’hui majoritairement par la route. Le port d’Achères va apporter un accès à la voie d’eau, essentiel pour son exploitation.

La lettre de l’Entreprise : Quelle place peuvent prendre les entreprises du Val d’Oise dans le PSMO ?
Antoine Berbain : La cible économique du projet, c’est le secteur du BTP. Nous faisons l’analyse que l’activité de construction dans le Grand Paris va croître significativement dans les années qui viennent, avec la construction du Grand Paris Express bien sûr, mais aussi avec les objectifs publics en matière de construction de logements (20 000 logements par an). Or, le BTP est un grand utilisateur de la voie d’eau, pour transporter les matériaux et pour évacuer les déblais de manière économique et écologique. Au vu de ces éléments, on voit tout l’intérêt du Port Seine-Métropole Ouest (PSMO), qui va permettre de fixer, sur le territoire, des entreprises et des emplois du secteur. Bonna Sabla est un bon exemple de ces entreprises de la Confluence qui obtiennent déjà de nouvelles commandes.

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Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

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