Polar : La compétition dans le sang

0

Vous implantez, créez ou développez votre activité dans le Val d’Oise ou à proximité (60, 78 ou 93) ? Contactez La Lettre de l’Entreprise : beamono@lalettredelentreprise.com, tél. : 01 30 36 00 27 ou mob. : 06 03 92 05 94. Nous publierons l’information susceptible d’intéresser les entreprises et les décideurs économiques à qui s’adresse La lettre de l’Entreprise.

Polar : La compétition dans le sang

C’est du besoin de connaître, de suivre et d’enregistrer la fréquence cardiaque des skieurs de fond à l’entraînement sur un instrument portable qu’est née la société Polar en 1977 en Finlande. En 1979, Polar dépose son premier brevet pour un appareil de mesure des fréquences cardiaques sans fil et lance pour le grand public, en 1982, le premier cardiofréquencemètre portatif au monde.

40 ans après, Polar propose une gamme complète de produits adossée à ce créneau et plus particulièrement des montres de sport connectées GPS. Ce n’est qu’en 2014 qu’elles seront « reliées » aux smartphones fonctionnant sous iOS et Androïd.

Grâce aux logiciels et algorithmes également développés par la marque, le sportif peut non seulement suivre sa fréquence cardiaque, mais aussi l’intensité de son effort, les distances parcourues, la mesure de ses performances comparées…

Aujourd’hui, cette ETI familiale finlandaise dirigée par Sari Saynajakangas, fille du fondateur, compte 1 200 personnes dans 80 pays pour un CA de 300 M€. Polar est le deuxième fabricant mondial de montres de sport connectées, derrière l’américain Garmin.

En France, Polar (CA 20 M€) compte 23 employés dont la plupart travaillent à Biarritz (où sont le siège social et le SAV) et 7 commerciaux qui opèrent du Campus Saint-Christophe à Cergy dans le Val d’Oise. Denis Bordenave, diplômé de l’ESG (École Supérieure de Gestion à Paris), directeur général de Polar France, est chargé de la mise sur le marché des produits développés par le groupe et des relations commerciales avec les circuits de distribution comme Decathlon, Sport2000, InterSport, FNAC ou Boulanger, etc.

Outre d’avoir devancé la demande des sportifs amateurs, des athlètes de haut niveau ou des équipes professionnelles dans beaucoup de sports, collectifs ou non,

Polar a la main sur l’ensemble de la fabrication : conception des logiciels, des algorithmes et du design sont totalement pris en charge par son centre de recherche près de la ville de Oulu en Finlande et les matériels sont fabriqués dans sa propre usine en Chine.

———————————————————————————————————-

Cergy-Pontoise

Lhéritier :

La croissance en ligne de mire Full HD

Société du groupe Alcen dirigé par Pierre Prieux (ETI familiale de 2 000 personnes, CA de 210 M€, défense, sécurité, énergie, médical, aéronautique…), Lhéritier conçoit et fabrique des caméras compactes de très haute résolution (jusqu’à 10 millions de pixels).

« Ces caméras sont destinées à des applications spécifiques dans des conditions de visibilité très difficiles et des environnements sévères », selon les mots de Pascal Dupuy qui dirige l’entreprise depuis janvier 2015.

Fournisseur de référence de groupes comme Dassault Aviation , Airbus, Safran, Thales ou étrangers (40 % de l’activité étant réalisée hors de l’Union Européenne), les produits Lhéritier sont embarqués à bord des Mirage, Rafale, chars Leclerc et sous-marins ou installés aux postes frontières, dans des zones sensibles comme les ports, aéroports, trains TER. Ils sont vecteurs d’image pour la certification des avions A350 à Toulouse ou offrent des garanties de sécurité aux interventions téléopérées sur le réacteur des centrales nucléaires de type EPR ou en Inde.

Lhéritier vise de nouveaux débouchés : dans le domaine privé, celui des véhicules autonomes ou de l’aide à la conduite ; dans la sécurité, les forces spéciales (GIGN, Raid) et la Gendarmerie Nationale qui s’équipent au fur et à mesure de caméras-laser portables, la nouvelle « Cat-eye », pour l’identification faciale, qui intéresse également, pour leurs forces armées, plusieurs pays européens et asiatiques.

Depuis l’origine (1981), Lhéritier s’appuie sur des partenaires solides qui produisent les composants de ses caméras, l’assemblage étant effectué dans ses ateliers, ainsi que les tests qualité (mécaniques et thermiques). Les optiques, auparavant sous-traitées, sont désormais conçues et fabriquées sur place, au campus Cergy Saint-Christophe.

Pascal Dupuy, porté par cette croissance et un marché dynamique, étudie l’industrialisation de sa production pour passer de 1 000 à 5 000 unités par an, doubler son chiffre d’affaires, de 5 M€ en 2016 à 10 M€ en 2020, avec un effectif qui passerait de 30 à 50 personnes.

Pierre Seisson

Partager.

Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

Les commentaires sont fermés.