Mobiliwork digitalise le prêt de salariés

0

La mobilité temporaire de salariés entre entreprises est un win-win pour tout le monde ! Pour une période donnée et pour tous types de salariés. Mobiliwork développe ce qui existe déjà à l’état expérimental dans certains bassins d’emploi.

Une lourde commande « qui tombe », l’activité de votre société qui « s’emballe », un marché à livrer d’urgence… Que faire ? Embaucher en CDI ? En CDD ? Oui, mais passer une annonce, recevoir les postulants ? L’intérim ? Même pour un travail très spécifique ? Demander à des connaissances ? Refuser la commande ? Pas question !

La solution : faire appel à Mobiliwork, la plateforme lancée fin 2015 par Jérôme Gonon, 15 ans d’expérience en audit et en Finance ; Benoit Monnier, 14 ans chez PSA, directeur commercial et marketing ; et Laurent Brémond, DRH, 25 ans d’expérience, passé chez Schlumberger, Invensys, Faiveley Transport et la SCOR.

Avec Mobiliwork, membre de la French Tech, les entreprises peuvent se prêter les compétences de leurs salariés volontaires, pour une semaine ou plusieurs mois, à temps plein ou partiel, dans un cadre juridique sécurisé. Elles ajustent ainsi leurs charges de personnel à leurs variations d’activité, et proposent à leurs employés de s’enrichir au travers de parcours innovants et diversifiés.

Mobiliwork garantit la simplicité et la légalité de cette « formule », à deux conditions essentielles :

  • les salariés doivent donner leur accord exprès,
  • ce « prêt » doit être sans but lucratif, la « société prêteuse » se contentant de refacturer à la « société hôte » le salaire et les charges patronales pendant la durée de la mobilité.

Durant cette mobilité, le salarié conserve son contrat de travail avec son employeur d’origine qui lui verse toujours son salaire.

Une formule « win-win »

L’entreprise prêteuse adapte ses charges de personnel à son volume d’activité, sans pour autant perdre des salariés qualifiés. Lesquels développent leurs compétences, diversifient leur expérience et enrichissent leur parcours professionnel.

Pour que ce « prêt » fonctionne, il faut disposer d’un vaste panel d’entreprises. Grâce à sa plateforme conviviale et simple à utiliser, Mobiliwork met déjà en relation près de 250 entreprises inscrites sur la plateforme. Ceci est fait sur la base de certains critères : compétences de leurs salariés, localisation, qualification, coût, etc.

Une fois la mobilité décidée, Mobiliwork accompagne les deux entreprises, en fournissant la documentation juridique (convention de mise à disposition et avenant au contrat de travail) rédigée par un cabinet spécialisé en droit social, ainsi que les outils de communication internes à l’attention des salariés et des Instances Représentatives du Personnel (IRP).

En live ça donne quoi ?

Ces mobilités temporaires peuvent être utilisées de multiples façons : une RRH d’une mutuelle parisienne passe quelques mois à structurer la fonction RH de Pitchy, une startup en plein boom, Une comptable d’une belle PME de l’Eure travaille deux jours par semaine dans un cabinet d’expertise-comptable, le temps que l’activité de sa PME reparte. Des groupes comme l’Oréal et Carrefour ont utilisé ce dispositif pour former des cadres à haut potentiel à la révolution digitale. Guy Degrenne a prêté 8 salariés pendant 1 mois à Sodis (groupe Gallimard) qui rencontrait des difficultés à trouver des candidats dans la logistique afin de rattraper un retard dans les commandes.

À la fin de la mission, le salarié retourne chez son employeur, « comme s’il n’était jamais parti », et rapporte avec lui de nouvelles façons de travailler, un autre savoir-être et de nouvelles compétences.

Pour 2017, déclare Laurent Brémond, « Nos objectifs sont de multiplier les adhésions à la plateforme et d’accompagner les entreprises dans le développement de leur écosystème de sociétés partenaires avec lesquelles réaliser des mobilités temporaires et de les aider à bien communiquer et positionner le dispositif. Enfin, Mobiliwork prépare une importante levée de fonds d’ici fin 2017. »

Béatrice Monomakhoff

Partager.

Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

Les commentaires sont fermés.