L’impressionnisme 2.0 au château d’Auvers

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Lors de l’inauguration du nouveau parcours du château d’Auvers « Vision impressionniste », le 30 septembre 2017, on a pu découvrir, outre parc et château rénovés, une autre façon d’aborder l’impressionnisme dans une modernité absolue et intimiste à la fois. Bluffant !

Le château d’Auvers, acquis par le Conseil général du Val d’Oise en 1987, vient de subir une rénovation en profondeur d’un coût de 5,3 millions d’euros. Ce chantier coup de neuf « parc et château » mené par Marie-Cécile Tomasina, directrice de la SEM, a permis d’y introduire une révolution numérique pour le plus grand profit de l’impressionnisme mis en valeur comme jamais, tout en préservant le côté intimiste et chaleureux du lieu. Une réussite incontestée saluée par tous les premiers visiteurs.

Un festival de technologies attend les touristes : son et lumière innovant, mapping, morphing, grands écrans, projections sur les murs et sur les quatre faces d’un grand cube suspendu.

« Vision Impressionniste » propose 600m2 d’une visite immersive dans l’univers des impressionnistes avec la projection de nombreux chefs-d’œuvre de Manet, Pissarro, Renoir, Monet, Morisot, Sisley, Cézanne, Caillebotte, Degas, Jongkind, Van Gogh, Turner, Daubigny, Seurat, Signac, Derain, Vlaminck, Gauguin… et de photographes de l’époque.

Alternant virtuel et réel, la visite est ponctuée de nombreuses œuvres de la collection départementale du Val d’Oise, dont des toiles de Gustave Caillebotte, Charles François Daubigny, Claude Monet…

Une bande son restitue la parole d’artistes, de critiques d’art et de marchands de l’époque à travers des lettres, témoignages et extraits d’articles de journaux, lus par plusieurs acteurs dont Jacques Gamblin.

Les visiteurs découvrent chaque toile, comme s’ils déambulaient dans l’exposition de Nadar : Impression, Soleil levant de Claude Monet, La danseuse d’Auguste Renoir, Champs labourés de Camille Pissarro…

Lors de l’inauguration du 30 septembre 2017, Gérard Lambert-Motte, conseiller départemental délégué à la Culture, au tourisme et au patrimoine et président de la Société d’Economie Mixte du Château d’Auvers depuis mars 2011, et Arnaud Bazin, président du Conseil départemental du Val d’Oise jusqu’en septembre dernier (élu depuis sénateur du Val d’Oise), ne manquaient pas d’enthousiasme :

impressionnisme

Gérard Lambert-Motte : Ce nouveau concept s’adresse à tous

Marie-Cécile TomasinaMarie-Cécile Tomasina, directrice de la SEM du château d’Auvers

« L’objectif était clair : faire de ce bijou, restauré au début des années 90, un équipement public consacré à l’impressionnisme et à la société du XIXe siècle.En mai 1994, ce site ouvrait avec pour principale attraction un parcours spectacle intitulé « Voyage au temps des impressionnistes » pour faire comprendre aux visiteurs comment la société de l’époque avait influencé les pratiques artistiques et vu naître ce qui deviendra le mouvement impressionniste.

Des centaines de milliers de visiteurs ont pu apprécier ce formidable travail avec des pointes de plus de 90 000 visiteurs par an au début des années 2000.

Nous avons, depuis, mis en œuvre un nouveau concept muséographique fondé sur l’immersion, bâti un projet architectural et paysager de grande qualité et retravaillé nos services de restauration, de vente de produits dérivés et d’organisation de séminaires. Ce nouveau parcours scénographique retrace l’histoire de l’impressionnisme, de son origine en passant par le néo-impressionnisme et ses influences sur le cubisme. Le visiteur est plongé dans l’art grâce à des projections spectaculaires accompagnées de témoignages des plus grands : Cézanne, Pissarro, Van Gogh, Monet, Seurat, Gauguin, Rothko, Mitchell…

C’est une expérience visuelle et sensorielle de la peinture, grâce à une scénographie intégrant des technologies sons et lumières innovantes.

Ce nouveau concept s’adresse à tous.

Je m’associe aux équipes de la SEM, à nos partenaires, la Caisse des Dépôts et Consignations, le Conseil régional d’Île-de France, les villes d’Auvers-sur-Oise et de Pontoise, le Conseil départemental du Val- d’Oise et toutes les entreprises qui ont travaillé sur ce chantier titanesque, pour vous dire notre fierté d’avoir œuvré pour un tel projet.

Je souhaite remercier l’ensemble de ces acteurs sans qui rien n’aurait été possible et leur dire tout simplement bravo et merci. »

Arnaud Bazin : Bonne chance au Château d’Auvers 2.0.

gerard lambert motteDe g. à dr : Gérard Lambert-Motte, conseiller départemental délégué à la Culture, tourisme et au patrimoine et Arnaud Bazin, alors président du Conseil départemental du Val-d’Oise.

« Lors du rachat du château par le Conseil départemental, l’objectif était de restaurer ce patrimoine valdoisien pour en faire un pôle culturel et touristique d’envergure.

30 ans plus tard, l’objectif semble atteint.

Site incontournable du Val-d’Oise, il contribue fortement à la fréquentation de la ville la plus visitée du département (300 000 visiteurs par an).

Puis est venu le temps de réorienter notre stratégie culturelle et nos modes de fonctionnement. Ces deux dernières décennies ont été marquées par des bonds technologiques, une évolution des modes de vie, de consommation et de gestion des deniers publics.

D’où nos objectifs :

Faciliter l’accès à la culture au plus grand nombre et notamment aux publics dits empêchés ;

Transmettre notre histoire artistique et notre patrimoine, offrir au public l’accès à cette marque forte de notre territoire, l’impressionnisme ;

Apporter un nouvel éclairage sur les peintres de ce mouvement et sur Auvers-sur-Oise, source d’inspiration, lieu d’échanges et de villégiature ;

Pour la première fois, mettre en valeur la collection du Conseil départemental du Val-d’Oise avec des chefs-d’œuvre dont « La gare d’Argenteuil » de Claude Monet et « Bords de l’Oise à Argenteuil » de Gustave Caillebotte, ainsi que des œuvres de Charles François Daubigny, Norbert Gœneutte et du pontoisien Louis Hayet…

Conscient de l’enjeu économique que sont pour notre territoire la culture, le tourisme et les loisirs, le Conseil départemental du Val-d’Oise, aux côtés de la SEM, a relevé ce défi.

Le tourisme est un secteur économique important pour notre département : 38 000 emplois salariés privés, 5 700 entreprises, 2,5 millions de touristes en 2016, avec 3,6 millions de nuitées dans nos hôtels.

Le Conseil départemental continuera à aider les communes à préserver leur patrimoine historique et apportera son soutien financier et technique à la vie culturelle de notre département, comme les abbayes de Maubuisson et de Royaumont ou les châteaux de la Roche-Guyon et d’Auvers.

Nous sommes ambitieux pour l’attractivité du Val d’Oise qui a toute sa place parmi les grands acteurs touristiques franciliens et au-delà. C’est pourquoi le département a rassemblé les acteurs touristiques (en premier lieu auversois) afin de co-construire une stratégie ambitieuse de développement touristique. Les travaux débutés au printemps 2017 sont bien avancés et un schéma départemental devrait voir le jour d’ici peu.

La ville et les sites culturels d’Auvers-sur-Oise ont été des précurseurs du travail en équipe, notamment en s’associant chaque année pour promouvoir l’impressionnisme autour d’un thème commun et des animations dédiées. (Cette année : « Sur les pas de Daubigny » pour son bicentenaire)

Il me reste à féliciter les équipes et les partenaires ici présents pour cette formidable transformation du château qui s’est faite, malgré la lourdeur des travaux, dans un temps extrêmement court. » 

 

1- 5,3 millions d’€ financés par le Conseil régional d’Île-de-France, incluant une aide du Conseil départemental du Val d’Oise pour 751 610 € et de la CRAMIF de 12 434 €.

Béatrice Monomakhoff et Alain Mayor

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Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

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