Le trio gagnant de Laroche Group

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L’ETI¹ originaire d’Andilly s’est fait un nom dans l’aéronautique avec son triptyque ingénierie-fabrication-assemblage. Un CA en croissance de 20 % depuis 2 ans.

L’activité assemblage de Laroche Group devrait connaître une forte croissance dans les prochaines années

L’activité assemblage de Laroche Group devrait connaître une forte croissance dans les prochaines années

Créés en 1894 à Asnières (Hauts-de-Seine), les Ateliers Laroche connaissent une première révolution en 1970 avec leur rachat par Richard Beatrici, aujourd’hui actionnaire majoritaire (à 75 %) de Laroche Group, et leur transfert à Andilly
(Val d’Oise). Longtemps lié à l’automobile (usinage de pièces et outillages, plasturgie…) mais aussi présent dans les télécoms (produits hyperfréquences), Laroche amorce un second virage…

Une croissance accélérée dans l’aéronautique

Face à la crise de l’automobile française, le groupe se réoriente vers l’aéronautique (aujourd’hui près de 80 % de son CA). Avec l’acquisition de trois sous-traitants et le lancement (en interne), en 2006, d’une activité d’assemblage, Laroche Group fait un choix stratégique payant et entame une croissance accélérée. Un CA multiplié par deux en sept ans, une croissance annuelle de 20 % depuis 2 ans, l’achat en 2014 de Vue & Semmip, PMI de Saint-Leu-la-Forêt (Val d’Oise) (mécanique de précision), dont le principal client est Airbus Helicopters : Laroche Group annonce un CA 2015 de 50 millions d’euros et un nouveau doublement d’ici à 2020 pour atteindre 100 millions.

Une activité assemblage en forte croissance

L’ingénierie (moyens de production et industrialisation de produits) qui va jusqu’à l’intégration de lignes d’assemblage, représente aujourd’hui 30 % du CA du groupe qui espère doubler le volume de cette activité dans les cinq prochaines années. Métier historique de Laroche, la fabrication (matériaux durs, alliages, composites, mousses structurelles…) pèse pour 40% du CA global. On retrouve ainsi des composants Laroche sur la plupart des grands projets français de ces dernières années (Dassault Falcon 5X, Rafale, H160 d’Airbus Helicopters, moteurs LEAP et Silvercrest de Snecma).

Enfin, l’assemblage d’aérostructures (in et ex situ) représente déjà 30 % du CA et est un fort relais de croissance. « Cette activité, qui occupe 200 de nos 450 collaborateurs, a été un gros facteur de croissance, explique Hervé Pouyet, PDG de Laroche Group. À terme, nous espérons gérer l’assemblage d’un sous-ensemble complet, – dans notre jargon un « work package » -, c’est-à-dire être chargés de l’approvisionnement, de la fabrication éventuelle de morceaux et de l’assemblage dans nos locaux. » L’assemblage pourrait en 2020 peser 40 millions d’euros et 40 % du CA du groupe.

Une grande part de cette croissance repose sur les collaborateurs d’un groupe qui, à l’image de son PDG entré comme mécanicien en 1983, joue la promotion interne.« Notre entreprise valorise le long terme, explique Hervé Pouyet. L’évolution de nos salariés fait partie de nos fondamentaux. Notre service RH assure un gros programme de formation et de mobilité interne. »


 1- ETI : Entreprise de Taille Intermédiaire.
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Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

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