L’innovation de rupture convainc PME et ETI

0
Terme inventé par Clayton Christensen qui a, le premier, introduit le terme d’innovation de rupture (disruptive innovation) qui rompt avec le marché ! L’innovation de rupture se distingue de l’innovation incrémentale où l’on améliore progressivement un produit ou un concept en y introduisant de nouvelles technologies ou fonctionnalités.
Christensen proposait deux types d’innovation de rupture :

– la rupture « nouveau marché » qui permet à des clients de faire quelque chose qui n’était pas possible auparavant ; comme Airbnb, start-up partie de rien en 2008 qui est devenue 9 ans plus tard un acteur incontournable de l’hôtellerie mondiale.

airbnb
– la rupture « par le bas » qui rend accessible à des clients une solution qu’ils n’avaient pas les moyens d’acheter tels les vols lowcost dans le transport aérien avec des tarifs nettement moins chers que ceux des compagnies traditionnelles. Ou le compte Nickel, un compte bancaire à frais réduits ouvert à tous, sans conditions de ressources.
nickel

Benoît Sarazin y a ajouté

– la rupture « innovation de sens » comme l’iPhone qui devient un appareil universel facilitant la vie grâce à de multiples applications faciles à manipuler. L’Iphone a bouleversé le marché du téléphone portable en changeant l’usage qui en est fait. Il est devenu la référence que les concurrents furent obligés d’imiter ensuite.

Ces types d’innovation de rupture ont été décrits par différents auteurs au cours des dernières années. Clayton Christensen est l’auteur de la rupture par le bas (« The innovator’s dilemma », 1997) et de la rupture nouveau marché (« The innovator’s solution », 2003). Plus tard, c’est Roberto Verganti qui a formalisé le concept d’innovation par le sens (« Design driven innovation », 2009). Enfin Benoît Sarazin a publié « L’innovation de rupture en 2019 ».

Sur le plan théorique, le Professeur Hatchuel et son équipe des Mines ParisTech ont développé au début des années 2000 la théorie C-K (pour Concept-Knowledge). Cette théorie et ses déclinaisons opérationnelles permettent de mettre en place des démarches complètes d’innovation de rupture. Elles ont été adoptées par les plus grands groupes, mais aussi par des PME et des ETI en recherche de nouvelles opportunités stratégiques, aidées par des cabinets comme CayaK Innov  ou MNM Consulting.

Béatrice Monomakhoff

Partager.

Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

Poster un commentaire