ADP au pied des pistes !

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Il l’avait promis : mettre le siège d’ADP au pied des pistes ! Pari tenu 5 ans après son accession à la tête du groupe avec en bonus le lancement du «CDG Express».

Dès son arrivée à la présidence d’Aéroports de Paris – automne 2012 – Augustin de Romanet avait fait le constat : « On ne peut plus parler du client sans le connaître ». Début 2013, ce constat impliquant « plus de transversalité entre les fonctions décisionnelles et opérationnelles d’ADP », il annonçait le déplacement du siège de l’entreprise à Roissy-CDG.

Le 20 mars 2017, c’est avec satisfaction qu’Augustin de Romanet inaugure le nouveau siège à Roissy en présence de François Hollande.

Les meilleurs extraits de son discours résument l’ambiance qui régnait, plus enthousiaste que solennelle…

Et quelques photos (cf. lalettredelentreprise.com) pour découvrir ce siège plus fonctionnel et ergonomique que « pompeux »  BM

« Votre venue, Monsieur le président de la République, est un honneur pour la communauté aéroportuaire de Paris Charles de Gaulle, et pour les collaborateurs du groupe ADP en particulier.

Vous inaugurez plus qu’un siège social, l’un des cœurs du développement économique de la ville aéroportuaire de Roissy Charles de Gaulle. Votre présence témoigne de votre intérêt pour l’aéroportuaire francilien, stratégique pour l’économie et l’attractivité de notre pays. (…)

Aéroports de Paris, s’était installée boulevard Raspail en 1954. Ils quittaient un hôtel particulier du rond-point des Champs-Elysées pour Denfert-Rochereau, entre Orly et Le Bourget.

En 2013, nous avons décidé de nous installer au cœur de l’aéroport Charles de Gaulle, au plus près de nos opérations, de nos partenaires et de nos clients, convaincus que c’était la meilleure façon de les servir.

Ce déménagement a aussi un lien avec le CDG express. Dès 2012, je m’étais demandé pourquoi l’entreprise s’était peu intéressée à ce projet. J’ai acquis la conviction que la cause était que l’état-major d’ADP, qui n’était pas sur les plateformes, ne vivait pas la vie de ses clients. Réalisant de surcroît qu’à chaque déplacement sur place nous venaient des idées d’amélioration qui s’ajoutaient à toutes celles des 6 000 personnes déjà sur le terrain, nous nous sommes dits que nous ne devions plus rester le seul siège d’aéroport au monde à être situé à plus de 30 km de sa base principale.

Lors de notre première rencontre, le PDG d’Air-France-KLM, m’avait exhorté à nous rapprocher. Quatre ans après, voilà qui est fait, dans un temps record.

Ensemble, à proximité, nous sommes plus forts pour poursuivre le développement du hub, tant pour les passagers que pour le cargo, facteur crucial de compétitivité de la France. 1 % de hausse de trafic à CDG, ce sont 650 000 passagers supplémentaires, soit 3 000 emplois directs et indirects en Ile de France. Et nous n’oublions pas Orly, qui connaît un exceptionnel renouveau attesté par une croissance du trafic de 15 % ces quatre dernières années.

Tout le groupe ADP a participé à ce projet : du dessin à la construction en passant par l’aménagement. Il a été construit par un groupement d’entreprises piloté par TAV construction, société turque dont nous détenons 49 %, avec l’entreprise française Hervé. Je remercie tous ceux qui ont participé à ce projet et en particulier l’équipe d’architectes¹. Il reste l’achèvement du dernier bâtiment, dit « Baïkal », destiné à être loué.

Nulle part ailleurs qu’au cœur d’un aéroport, un bâtiment aussi original n’eut été envisageable. La pente douce de son toit est le produit sublimé d’une contrainte de hauteur, avec un plan incliné de 6,3 % qui épouse la « servitude aéroportuaire », une ligne invisible tracée dans l’espace par le fonctionnement des radars.

Nous avons recréé ici la magie des terrasses d’Orly sous forme de jardin à la française en hommage au savoir-faire national cultivé depuis le XVIIIème siècle. L’allure vue du ciel de « signature manuscrite » de cet immeuble en fait le contraire d’une forteresse et permet qu’un maximum de surfaces reçoive la lumière naturelle sans qu’aucune façade ne soit exposée seulement plein nord. Au centre, cet atrium est un lieu d’accueil, d’échange, de détente comme de travail. Nos architectes l’ont voulu comme un avion : beau à l’extérieur, chaleureux à l’intérieur.

Témoin de notre engagement pour un développement durable, ce bâtiment a reçu le label HQE. Il sera neutre en émissions de CO2 car le résidu produit sera intégralement compensé grâce à notre partenariat avec la Fondation GoodPlanet.

Ce siège symbolise notre volonté d’être au plus près de nos clients pour améliorer la qualité du service. Des espaces de travail ouverts, un volume dédié à l’innovation et les multiples lieux d’échanges favoriseront la créativité de nos équipes. (…)

Ils seront mieux reliés au centre de Paris grâce au Grand Paris Express : ici, la ligne 17, à Orly, les lignes 14 et 18. Le CDG-Express viendra achever de changer la donne. (…)

Les zones aéroportuaires mobilisent 4 à 7 % de l’emploi des régions où elles se trouvent. Orly et CDG représentent 30 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit 1,7 % du PIB français. Entre 1995 et 2010, la croissance des emplois sur nos plateformes a été quatre fois plus dynamique que celle de l’emploi global en Ile-de-France. Notre choix d’un plan d’investissement de 4,6 Md€ sur la période 2016-2020 renforce cet impact.(…)

En cinq ans, depuis 2012, le trafic à Paris s’est accru de 10% (de 88 à 97 millions de passagers), nous avons investi 2,7 milliards d’euros, augmenté la qualité de service de trois points (de 85,8 à 88,8% de passagers satisfaits ou très satisfaits au départ comme à l’arrivée²), nous avons conforté la place de CDG comme numéro un du fret en Europe, conquis en 2016 la place d’aéroport le plus écologique du monde et porté la capitalisation du groupe de 5,5 à 11 Milliards d’euros. Cette transformation va à se poursuivre, notre installation ici n’est qu’une étape.

C’est celui de 9 000 collaborateurs d’une entreprise désireux d’offrir le meilleur de la France à ceux qui la visitent, d’exporter le savoir-faire de ses ingénieurs aux quatre coins du monde et d’assurer le développement de cette magnifique ville aéroportuaire qu’est Roissy Charles de Gaulle. »

1 (Marc Fidelle, Cyril Bordier, Andreï David, Jean-Paul Back, Yazid Adnane, Karine Droit-Mijoule, Marc Angély) sous la houlette de François Tamisier. Je salue aussi l’équipe de la maîtrise d’ouvrage pilotée par Patrick Collard, Guillaume Sauvé et Cédric Laurier.

2 Evolution de l’indicateur de Satisfaction Clients Globale Arrivée Départ (en % de passagers satisfaits ou très satisfaits) – source l’Observatoire des passagers, enquête BVA réalisée pour le compte d’Aéroports de Paris chaque trimestre auprès de 8 000 passagers au départ et 3 600 passagers à l’arrivée.

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Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

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