Que 2 voies… sur le viaduc de Gennevilliers

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Les 190 000 usagers de l’A15 vont devoir s’armer de patience pour rejoindre Paris. Contrairement à ce qui avait été annoncé, la circulation sera réduite à 2 voies et non pas 3 pendant toute la durée des travaux… Jusqu’au début 2019, si tout va bien !

La tragédie de Gênes en Italie a ravivé questions et angoisses des Valdoisiens qui avaient pris de plein fouet, mi-mai, l’affaissement d’un mur de soutènement du viaduc de Gennevilliers et sa fermeture sur cette voie unique qui relie Paris au Val-d’Oise. Un cauchemar pour les usagers qui se rendent chaque jour du nord de l’Ile-de-France à Paris, via l’A15 et l’A115.

Il va de soi que les embouteillages aussi odieux soient-ils, perpétrés par cet effondrement, ne sont nullement comparables au drame qui a secoué l’Italie et causé la mort de 43 personnes. Il a seulement résonné dans les têtes comme un avertissement supplémentaire et le Directeur des routes d’Île-de-France l’a bien entendu. 48 h après cette catastrophe, il a communiqué dans la presse pour écarter toute possibilité à Gennevilliers d’un scénario similaire à Gênes.

« Non le viaduc de Gennevilliers ne va pas s‘écrouler, a précisé Alain Monteil, responsable de la DIRIF¹. Le mur de soutènement qui s’est affaissé est un ouvrage indépendant du viaduc. Le pont de Gênes est un tablier suspendu par des haubans en béton. Celui de Gennevilliers est fondé sur des pieux et des piles.
Des inspections approfondies sont effectuées tous les 5 ans et visuelles tous les ans. L’affaissement n’a pu être détecté car la corrosion s’est faite à l’intérieur du remblai auquel on n’a pas accès. Mais on n’a pas de crainte particulière ». Dont acte. À voir…

En attendant, c’est « la galère » pour les usagers contraints d’emprunter cette voie pour rejoindre leur lieu de travail chaque matin. Marie-Christine Cavecchi, présidente du Val d’Oise avait pourtant pris les devants pour « pour mobiliser les riverains et usagers de l’A15 » en créant, dès le 19 juin, un comité de défense qui rassemblait élus, chefs d’entreprise et particuliers. Les élus s’y sont insurgés contre les nuisances provoquées dans leurs villes par les itinéraires bis et les chefs d’entreprise ou salariés par les pertes économiques que représentent ces temps précieux passés dans les embouteillages.

Mais que faire contre la rigidité administrative qui oblige à faire un appel d’offres en bonne et due forme avant de démarrer les travaux ? Et cette procédure étatique un peu lente n’est-elle pas guidée par la prudence et la sécurité de tous ?

Restent patience et systèmes D ou… les transports en commun. Ça tombe bien, les travaux du RER A viennent de prendre fin.

1 – DIRIF : Direction des Routes de l’Ile-de-France

Béatrice Monomakhoff

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Auteur

D’abord journaliste dans la presse écrite et radio (France-Inter, Le Point, Le Nouvel Économiste), Béatrice Monomakhoff a ensuite exercé, pendant 10 ans, les postes de responsable communication, successivement chez Yves Rocher, Alcatel et L’Oréal, puis fondé, en 1999, Hors-série.com/, une agence de communication, BtoB avec plusieurs associés dont Jacques Barraux, (ex Les Echos) et Didier Adès ( ex France Inter). C’est en 2007 qu’elle crée La Lettre de L’Entreprise. Elle est rédactrice en chef de ce magazine économique trimestriel diffusé à 3 000 exemplaires dans le Nord-Ouest de l’Île de France édité par l’agence Hors-série.com/ gérée par Isabelle Jariod.

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